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L'importance du microbiote

L’importance de notre microbiote

Il y a quelques jours j’ai eu le plaisir de vous parler du ventre et de l’intérêt d’un microbiote (aussi appelé flore intestinale) sain pour le maintien d’une bonne immunité et d’une bonne santé globale.

Nous savons tous ce qu’est la flore intestinale. En revanche, devant le nombre d’informations santé disponibles, il est parfois difficile de savoir comment notre microbiote se constitue, quelles sont ses fonctions ou encore comment le protéger.

Je vous résume ici le propos de la conférence de la semaine dernière.

Comment se constitue notre flore intestinale ?

Notre flore intestinale se constitue dès la naissance, au passage du bébé dans le vagin. Puis c’est au contact de l’environnement et de sa mère, et notamment de l’allaitement, que le microbiote du nouveau-né va s’enrichir. Cette flore sera proche de celle de l’adulte vers l’âge de 4 ans puis, normalement, en l’absence de dérèglements intestinaux, restera stable tout au long de la vie.

La flore est présente dans l’ensemble du tube digestif, de la bouche au côlon. Notre microbiote est constitué de 100 000 milliards de micro-organismes, dix fois plus que le nombre des cellules du corps humain. Cela représente entre 1 et 2 kg. La flore intestinale est aussi variée puisque composée de plus de 500 espèces différentes.

A quoi sert le microbiote ?

Elle a trois fonctions majeures :

  • Elle améliore l’absorption des nutriments en produisant de nombreuses vitamines, notamment les vitamines B (B2, B5, B6, B8, B12 également) ainsi que la vitamine K.
  • Elle a plusieurs rôles au niveau immunitaire :
    • elle représente une « barrière » qui empêche le passage des bactéries pathogènes ou macromolécules non digérées dans la circulation sanguine ; elle limite la prolifération des bactéries pathogènes et protège la muqueuse intestinale.
    • elle interagit avec les cellules immunitaires et permet de limiter inflammation et allergies.

Comment stimuler le développement de la flore ou sa bonne santé ?

Dans un premier temps, il faut veiller à avoir une alimentation riche en fibres : on privilégiera donc au quotidien les légumes, les oléagineux (noix, noisettes, amandes, etc.), les légumineuses, les fruits frais et secs, les céréales ½ complètes à complètes ou encore les algues.

On veillera aussi à son apport en bonnes graisses riches en omégas 3 : colza, lin, chanvre notamment et poissons gras.

On consommera régulièrement (plusieurs fois par semaine) des aliments lacto-fermentés qui apporteront de bonnes bactéries et permettront ainsi le maintien du bon équilibre de notre flore. On pourra ainsi mettre au menu les jus de légumes lacto-fermentés, les légumes lacto-fermentés (en bocaux), le kombucha (boisson fermentée à base de thé, voir mon article au sujet des boissons fermentées ici), on pourra aussi assaisonner ses plats avec des condiments fermentés type tamari ou miso qui remplaceront avantageusement les bouillons cubes, le sel ou encore le vinaigre.

Je vous conseille aussi de faire dans l’année une cure de pollen, si possible frais (donc congelé), qu’on prendra le matin à jeun (1 cuillère à soupe pour un adulte) en le mâchant bien et en salivant bien (pour favoriser l’absorption linguale des nutriments concernés). Le pollen est un super-aliment ultra intéressant car très riche en précieux nutriments : vitamines, oligo-éléments, minéraux, anti-oxydants, ainsi qu’en ferments qui vont enrichir le microbiote, l’assainir en limitant les bactéries pathogènes. En cas d’immunité fragile, le pollen pourra être d’un grand secours. La cure sera cependant à adapter à la situation, n’hésitez pas en cas de problème de santé à consulter un naturopathe compétent.

Quels sont les compléments alimentaires permettant de renforcer notre microbiote et quand les utiliser ?

On en trouve actuellement trois sur le marché :

  • Les prébiotiques sont généralement des fibres, ce sont la nourriture de la flore intestinale. Une « nourriture » adaptée permet le maintien d’un bon équilibre de la flore.
  • Les probiotiques sont les bactéries en elles-même. Ces micro-organismes vivants (il convient de faire attention à la qualité des probiotiques achetés et au moment de leur prise afin de leur permettre d’être le plus efficace possible) viendront alors enrichir la flore intestinale existante. De nombreuses souches existent, là encore celles-ci sont à conseiller en fonction de votre situation, n’hésitez pas avant d’engager une cure de probiotiques à prendre conseil auprès de votre naturopathe.
  • Les symbiotiques sont un mélange des deux, ils auront une action globale qui peut s’avérer intéressante dans certains cas.

Ces trois compléments peuvent être intéressants dans le cas de troubles digestifs, terrain allergique, immunité fragile, colopathie fonctionnelle, syndrome de l’intestin irritable, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique.

Leur prise sera plus efficace si le moment est bien choisi, en parallèle d’un régime adapté à la situation.

S’il existe une porosité intestinale, comme c’est très souvent le cas lors de troubles digestifs chroniques, il conviendra dans un premier temps de désenflammer la muqueuse intestinale, de drainer la zone intestinale, puis de réparer la muqueuse intestinale avec un régime alimentaire et des compléments adaptés à la situation. Dans ce cas, je conseille de vous faire accompagner dans ces différentes phases par un naturopathe qui saura adapter la cure à votre situation particulière.

Lucile Boullet, naturopathe à Lyon

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